CLASSEMENT DES PRÉPAS ECG

CONCOURS 2025


Le classement ci-après présente les taux d’intégration au top 5 (HEC, ESSEC, ESCP, EDHEC, EM Lyon) et au top 3 (HEC, ESSEC, ESCP) pour les CPGE ECG toutes options confondues. Il reprend les données fournies par la plateforme d’affectation SIGEM et combinées par le site PrepaECG.com

Le haut du classement ECG regroupe des établissements incontestablement excellents. Centre Madeleine Daniélou, Notre-Dame du Grandchamp, Henri-IV, Stanislas ou Louis-le-Grand affichent des niveaux très élevés en TOP 5 et souvent en TOP 3. Ces résultats impressionnent, mais ils s’expliquent aussi par un facteur évident : ces “très grands bahuts” recrutent, après Parcoursup, des promotions déjà extrêmement fortes. Quand une prépa sélectionne à l’entrée une proportion importante des meilleurs dossiers, elle part avec un avantage mécanique sur les indicateurs d’intégration. C’est pourquoi un classement ne doit pas seulement être lu comme un palmarès, mais comme une photographie de deux choses à la fois : le niveau moyen d’une promotion à l’entrée, et la capacité d’un établissement à transformer ce potentiel en résultats aux concours. Dans un lycée comme Daniélou (97,62% en TOP 5 ; 95,24% en TOP 3) ou Louis-le-Grand (81,82% ; 79,55%), une large partie de la performance reflète logiquement cette sélection initiale très forte. Le résultat reste remarquable, mais il est moins “surprenant” au regard du niveau des élèves recrutés.

Dans ce contexte, la place de La Prépa Autrement est particulièrement parlante. L’établissement apparaît 10e, avec 73,38% en TOP 5 et 31,94% en TOP 3, au milieu d’acteurs historiquement ultra-sélectifs comme Sainte-Geneviève (77,50% ; 68,75%), Saint-Louis de Gonzague (73,49% ; 49,40%) ou Saint-Jean de Passy (79,45% ; 50,68%). Or La Prépa Autrement n’a pas une sélectivité comparable à celle de Daniélou, Henri-IV, Stanislas ou Louis-le-Grand : l’enjeu n’est donc pas seulement de “bien recruter”, mais de faire monter le niveau et de convertir la progression en performance concours.

Autrement dit, ces chiffres donnent à voir une dimension souvent invisible dans les classements : la valeur ajoutée pédagogique. Obtenir un TOP 5 à plus de 73% signifie qu’une large part des étudiants atteint un niveau d’intégration très élevé. Atteindre près de 32% en TOP 3 montre, en plus, une capacité à pousser une fraction significative de la promotion vers le sommet. Quand ce résultat est obtenu avec une sélectivité à l’entrée sans commune mesure avec les établissements les plus élitistes, l’interprétation la plus naturelle est celle d’une capacité à faire progresser. Ce point est décisif pour les familles : le “bon choix” n’est pas toujours l’établissement qui recrute déjà les meilleurs dossiers, mais celui qui transforme le mieux le potentiel réel d’un étudiant en résultats. La réussite aux concours ECG se joue sur des gains concrets et cumulés : méthode en dissertation (problématisation, plans, transitions, exploitation fine des références), exigence de rédaction, régularité des entraînements, efficacité des corrections, progression en langues, et pilotage du travail sur deux ans. C’est sur ces leviers que se construit la différence entre un élève “bon” en entrant et un élève “très bon” à la sortie.

Dans cette logique, La Prépa Autrement combine ambition et progression mesurable : un niveau de résultats qui rivalise avec des institutions très installées, mais avec une identité plus centrée sur l’accompagnement méthodologique, l’entraînement et la montée en puissance des étudiants. Le classement n’est donc pas seulement une photo d’élite : il met aussi en évidence des structures capables de produire une forte performance par la progression, et pas uniquement par la sélection.

Enfin, le classement rappelle une règle simple : plus on monte vers le TOP 3, plus le résultat dépend de détails maîtrisés (méthode, rigueur, constance, stratégie d’épreuve). Un établissement qui obtient des scores élevés en TOP 5 et significatifs en TOP 3, sans ultra-sélectivité initiale, envoie un signal clair : il sait faire grandir les étudiants, les structurer, et les amener au niveau attendu par les concours les plus exigeants. C’est précisément le type de redirection “naturelle” qui fait sens : le classement ne sert pas seulement à “nommer les grands lycées”, il sert aussi à identifier où l’on progresse le plus.